Accueil > Documentation > Judaïsme et christianisme > Les fêtes > Calendrier > L’année juive, le calendrier juif

L’année juive, le calendrier juif

Pourquoi le nouvel an juif (Rosh Ha-Shana) ne tombe jamais à la même date tous les ans ?
Pourquoi le calendrier juif n’a pas les mêmes mois que le calendrier usuel ?
Qu’est-ce qu’une année embolismique ?
Quelques explications et des liens pour comprendre.

Le calendrier grégorien est le calendrier utilisé dans la majeure partie du monde. Il est basé sur le cycle solaire : une année est approximativement le temps mis par la Terre pour faire un tour complet autour du soleil, soit 365.242199 jours. C’est pour cela que l’année usuelle fait 365 jours sauf les années bissextiles qui en font 366. Le point de départ de l’ère commune, l’an 1, correspond à l’Anno Domini (ère chrétienne), débutant avec la naissance approximative de Jésus-Christ.

Le calendrier juif est à la fois lunaire et solaire. Il est composé de mois lunaires de 29 ou 30 jours. Pour éviter qu’il ne soit complètement indépendant du rythme des saisons (ce qui est le cas dans l’islam) défini par la position de la Terre par rapport au Soleil , on ajoute périodiquement un mois supplémentaire, de sorte que la fête de la Pâque (Pessah) est toujours célébrée au printemps. Ce mois intercalaire est un redoublement du mois de adar, qui précède immédiatement celui de nisan, au cours duquel sera célébrée la pâque. Il est désigné communément par la formule « adar beth » (adar b) ou adar II.
Une telle année avec 2 mois de Adar, comme le sera l’année 5771 est appelée année embolismique , du grec embolismos : intercalaire. En hébreu : méoubérêt (pleine).

Quand commence l’année ? Le traité du Talmud intitulé Rosh ha-shana (début de l’année) commence par expliquer qu’il y a quatre débuts d’année : le 1er nisan, le 1er elul, le 1er tishri, le 15 de shevat, chacun de ces « nouvel an » étant un point de repère dans son ordre propre, le 15 de shevat marquant par exemple le début de l’année pour tout ce qui concerne les lois relatives aux arbres fruitiers, etc. Un peu, pour prendre une comparaison très approximative, mais qui peut aider à comprendre, comme on distingue le début de l’année civile, celui de l’année liturgique, celui de l’année scolaire...
Lorsqu’elle est employée sans autre précision, l’appellation de Rosh ha-shana, début de l’année, s’applique au premier jour du mois de tishri, qui marque aussi le début du cycle des fêtes d’automne, la période liturgique la plus riche de l’année juive.
Depuis le Moyen-Âge, les années sont comptées à partir de la création du monde selon le comput biblique. Le 1er tishri prochain marquera le début de l’an 5768. On calcule la date à partir du calendrier grégorien en ajoutant 4000 et en retranchant 240... ou, si l’on préfère, en ajoutant 3760.

 Mois de l’année Juive

Les noms des mois sont d’origine babylonienne. Nous ignorons les noms que portaient les mois aux temps bibliques, à supposer qu’ils en aient tous porté.

Mois - Durée - Équivalent Grégorien

- Tishri 30 jours Septembre-Octobre
- H’eshvan 29 ou 30 jours Octobre-Novembre
- Kislév 30 ou 29 jours Novembre-Décembre
- Tévét 29 jours Décembre-Janvier
- Shevat 30 jours Janvier-Février
- Adar 29 ou 30 jours Février-Mars
- Adar II 29 jours Mars-Avril
- Nissan 30 jours Mars-Avril
- Iyar 29 jours Avril-Mai
- Sivan 30 jours Mai-Juin
- Tammouz 29 jours Juin-Juillet
- Av 30 jours Juillet-Août
- Eloul 29 jours Août-Septembre

 Sources de cet article, à lire pour en savoir plus :

- Le calendrier juif par Michel Remaud sur le site Un Echo d’Israël

- Le site le calendrier juif