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Film : "Le neuvième jour" de Volker Schlöndorff sur ARTE

samedi, 17 avril 2010 à 22:30
Rediffusions : 20.04.2010 à 03:00 et 02.05.2010 à 22:25
Ou en DVD à 21,50 €

En 1942, un prêtre se voit proposer un terrible marché : convaincre son évêque de collaborer avec les nazis en échange de sa libération de Dachau.
Jamais diffusé au cinéma, un film captivant de Volker Schlöndorff.

Une adhérente de l’AJCF nous écrit ceci :
Daté de 2004, il a été diffusé dans beaucoup de pays, mais pas en France où il n’a pu trouver de distributeur... : il parle d’un prêtre interné à Dachau et qui résiste à un SS qui lui propose sa libération définitive s’il arrive à convaincre son évêque de soutenir la cause du Reich !
Ce film a fait l’objet d’une projection exceptionnelle lors d’une soirée dans une salle à Paris, suivie d’un débat avec le réalisateur. Plus de 2 000 prêtres ont été internés à Dachau.

Présentation du film sur le site d’ARTE :
Au "bloc des prêtres"de Dachau, le Luxembourgeois Henri Kremer fait partie des catholiques arrêtés pour résistance au régime nazi. En janvier 1942, de manière inattendue, il se voit délivrer une permission de sortie pour neuf jours, bien sûr assortie d’une condition : s’il ne revient pas, tous ses codétenus seront exécutés. Une fois revenu dans son pays, il doit se présenter chaque jour au jeune sous-lieutenant Gebhardt, de l’armée d’occupation. C’est alors que ce dernier lui dévoile la véritable intention de cette permission inattendue. Si Kremer parvient à convaincre l’évêque du Luxembourg de renoncer à son attitude de résistance passive et de se rallier à la politique d’Hitler envers les Églises, il en sera récompensé par une liberté définitive. En cas de tentative de fuite, Kremer mettra en danger non seulement la vie des déportés de Dachau, mais aussi celle de sa famille. Déchiré entre les souvenirs insoutenables de l’horreur du camp et sa conviction de chrétien, Kremer est pris dans un dilemme d’autant plus éprouvant que Gebhardt, lui-même diacre, use d’arguments théologiques pour l’amener à trahir.

Des faits à la fiction
Le scénario de ce film captivant et nuancé s’appuie sur les notes autobiographiques de l’abbé Jean Bernard, publiées en 1945, qui décrivent la vie quotidienne dans le camp de concentration. Mais ce n’est pas cet aspect, souvent traité, qui a retenu l’attention de Volker Schlöndorff et de son producteur. "Ce qui nous intéressait, c’était de savoir ce qui s’était passé pendant ces neuf jours au Luxembourg. Le prêtre en parle très peu dans son journal. Grâce à cela, nous avons pu (...) imaginer ses débats de conscience", explique ce dernier, Jürgen Haase. Sans manichéisme, le cinéaste du Tambour pose la question de la conscience individuelle et de la position de l’Église face au nazisme.

Une présentation et critique sur le journal La Croix du 16/04/2010 : Kremer contre Gestapo par Dominique GREINER

Dans « Le Neuvième Jour », Volker Schlöndorff raconte les jours éprouvants de l’abbé Kremer , libéré temporairement du camp de concentration de Dachau où il est détenu pour avoir refusé de cautionner le régime nazi

L’histoire est vraie. C’est le P. Jean Bernard qui la raconte dans son journal publié dès 1945. Détenu dans le « bloc des prêtres » du camp de concentration de Dachau, il fut un jour relâché et renvoyé dans son pays, le Luxembourg.

Là, la Gestapo l’informe qu’il n’est pas libéré mais en permission pour une semaine, le temps de convaincre son évêque, reclus dans son évêché et refusant tout contact avec les dignitaires nazis, de faire allégeance au Reich. S’il y parvient, il n’aura pas à retourner à Dachau.

Dans son journal, le P. Jean Bernard décrit avec une grande précision la vie du camp dans son journal. Il reste cependant discret sur cette semaine de pseudo-liberté. L’idée de Volker Schlöndorff a été de faire de ces journées le centre de son film.

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