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La Bible : ni un cadastre ni une légende !

par Florence Taubmann dans la revue Le meilleur des mondes

Florence Taubmann est pasteur de l’Église réformée de France, actuellement à Limoges, elle a exercé son ministère pastoral à Paris, en la paroisse de l’Oratoire du Louvre. Elle est Présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France depuis mai 2008.

Elle a autorisé le site de l’AJCF à reprendre cet article paru dans le dernier numéro (n°6) de la revue Le Meilleur des Mondes. Le numéro 6 de mars 2008 est consacré à l’état d’Israël a fêteé en 2008 son soixantième anniversaire.

Parmi les critiques qui pleuvent sur l’Etat Israël, certaines visent son rapport à Dieu et à la Bible, en allant bien au-delà de la remise en question des liens entre la synagogue et l’Etat. Israël est-il la théocratie parfois dénoncée jusqu’à l’absurde au mépris de sa réalité pluraliste et démocratique ? Que cache l’emploi de ce terme, dont la connotation actuelle nous entraîne du côté de régimes dictatoriaux et intégristes, où liberté et droits de l’homme sont sacrifiés sur l’autel du fanatisme ou des intérêts du pouvoir ? Une haine de Dieu ? Une haine d’Israël ? Ou une haine du lien si singulier qui unit ces deux noms, et dont l’histoire ne peut se laisser enclore dans un seul passé mythique ? ....

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La Bible ni un cadastre ni une légende

Présentation de la revue Le Meilleur des Mondes

Cette revue dont le titre rend hommage à Aldous Huxley paraît depuis le printemps 2006. Dans son premier éditorial elle se donnait pour objectif de "formuler dans ce titre à la fois son ambition et sa modestie : anti-utopique, contre tous les meilleurs des mondes imposés, à l’écoute du meilleur des mondes possibles - le seul qui soit".

Le numéro 6 qui vient de paraître est un "spécial Israël" marquant ainsi l’année du soixantième anniversaire de l’état. Sa volonté est de se soustraire aux représentations habituelles que nous livre la presse qui ne disent de ce pays que la guerre sous toutes ses formes : conflit territorial, guerre coloniale, guerre de religions etc. Ce numéro nous parle d’Israël, de sa société en proie à des mutations nombreuses, des tensions internes entre les différents segments de sa population mais aussi du socialisme des pionniers fondateurs, de celui de l’état ensuite, de la transformation profonde du mouvement kibboutzique et du développement de l’industrie de haute technologie. Le portrait de Yeshayahou Leibowitz et un entretien avec A.B. Yehoshuah viennent étayer la vision lucide que nous propose ce numéro exceptionnel.