Voici comment un manuel de révision pour le baccalauréat édité par la maison Hachette en 2026, réécrit l’histoire du 7 octobre : « En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région. »
Cette présentation est tout bonnement une désinformation caractérisée :
1- Les Israéliens assassinés le 7 octobre n’étaient pas des « colons » puisqu’ils vivaient pour la plupart en territoire israélien non contesté par le droit international. L’un des kibboutz attaqués le 7 octobre n’a-t-il pas été fondé en 1929 ? Sauf bien sûr à considérer que tout Israël soit une « colonie », ce que laisse à penser la formulation retenue par les auteurs…
2- Les rédacteurs de ces lignes oublient totalement, et volontairement de mentionner le caractère terroriste de l’attaque et plus grave encore, celui des membres de l’organisation qui l’a perpétrée : le Hamas.
Comment est-possible de déformer à ce point des faits et réécrire l’histoire en parlant de « morts » alors qu’il s’agit d’assassinats, viols et mutilations dans un pogrom en terre d’Israël ?
L’Amitié Judéo-Chrétienne de France, fondée par Jules Isaac, qui fut aussi le grand historien de Hachette s’indigne d’une telle manipulation des faits. Jules Isaac avec ses manuels fameux Malet-Isaac, a formé à la connaissance de l’histoire et à son exigence de vérité plusieurs générations de jeunes français, des années 1920 aux années 1970, sauf sous le gouvernement de Vichy où ils furent interdits.
Que cet éditeur fasse de l’Histoire non plus un lieu de formation et de réflexion, mais une arme idéologique au service de l’antisémitisme est profondément inquiétant.
Hachette Livre annonce une campagne de rappel de ces ouvrages auprès des librairies et lycées, nous le relevons avec soulagement, bien que le mal soit fait.
Ce fait incontestable doit nous alarmer et nous inciter à dénoncer inlassablement les tentatives de présentation erronée et négationniste et d’instrumentalisation de l’histoire auprès des jeunes dans l’Éducation nationale.
Jean-Dominique DURAND, président de l’AJCF
15 janvier 2026