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Sens des fêtes juives d’Automne-Fêtes de TICHRI 5780

Sens de chacune des fêtes d’automne

 Roch Hanana


La fête de Roch Hachana, littéralement « tête de l’année », est la fête du Nouvel An ; elle dure deux jours et marque le commencement de l’année religieuse.
On se souhaite une « bonne année » (chana tova) , douce comme la pomme trempée dans le miel. Et l’on mange volontiers des aliments pleins de douceur .

Mais cette fête, anniversaire de la création du monde et de l’homme, est aussi une fête austère : elle rappelle à l’homme son statut de créature soumise au jugement de Dieu qui l’inscrira ou non dans le « livre de vie ». C’est
pourquoi on se souhaite, en ces premiers jours de l’année, une bonne « inscription ».


La sonnerie du chofar , corne de bélier, exprime bien la gravité de cette fête, tout en invitant l’homme à sortir de sa torpeur. C’est le temps du bilan et de l’examen de conscience pour l’année écoulée.

Roch Hachana ouvre une période de dix jours, les « dix jours austères » qui conduit jusqu’à Yom Kippour, le jour du Grand Pardon. Pendant ces dix jours, chacun est invité à faire « techouva » c’est-à-dire un retour vers le frère, vers D.ieu et vers soi -même.

 

 

 Grand Pardon (Yom Kippour ; 9 Octobre 2019)

 :
C’est le jour le plus saint et le plus solennel du calendrier juif caractérisé par 25 heures de jeûne et de prières et scandé par cinq offices à la synagogue. Ce jour permet à l’homme d’obtenir le pardon de ses péchés contre Dieu, le pardon de ses péchés contre son prochain ayant été demandé auparavant aux frères offensés.

 

 

 

 Fête des Cabanes ou fête des Tentes

Fête des Cabanes ou fête des Tentes
(Soukkot ; 13 Octobre au 21 octobre 2019)

Soukkot (Cabanes) est une des trois fêtes de pèlerinage à Jérusalem. Elle dure une semaine et commémore les quarante années passées au désert par le peuple d’Israël, sous la protection de Dieu (Lv 23,42- 43).
La vie partagée dans les cabanes érigées aujourd’hui, en font mémoire. Celles-ci sont couvertes de végétaux disposés de telle sorte que l’on voit le ciel. Signe de la conscience qu’a le peuple de sa précarité et manifestation de sa confiance en Dieu.
La fête de Soukkot a une dimension universelle et préfigure l’ère messianique où l’humanité toute entière se réunira et reconnaîtra la souveraineté d’un seul Dieu (Za 14,6-10 ; 16-19).

Le loulav (bouquet aux quatre espèces) agité pendant cette fête, symbolise l’unité du peuple juif. Le cédrat au parfum agréable et fruit excellent symbolise le juif qui connaît la Torah et pratique les commandements ; le palmier qui possède des fruits délicieux, mais ne dégage aucun parfum : celui qui pratique les commandements sans connaître la Torah ; le myrte qui est parfumé, mais dépourvu de fruits : celui qui connaît la Torah, mais néglige les commandements, le saule qui n’a ni parfum, ni fruit : celui qui ne connaît rien à la Torah et ne pratique pas les commandements.
Tout comme le bouquet ne forme qu’un, la communauté est invitée à s’unir et prendre conscience de la responsabilité qui relie les uns aux autres.

 La Joie de la Torah (Simhat Torah ; 22 Octobre 2019)

Dans les synagogues, au cours des offices, tous les rouleaux de la Torah sont
extraits de l’Arche Sainte et portés par les fidèles qui tournent sept fois autour
de la bimah (estrade de lecture) en joyeuses processions (les sept haqqafot )
en entonnant un chant de louange suivi d’un poème d’action de grâce. Les enfants prennent part à ces processions en agitant des petits drapeaux ou des rouleaux de la Torah miniatures. Entre les processions, chants et danses des fidèles autour de ceux qui portent les rouleaux alimentent l’atmosphère de joie.

La liturgie est marquée par la lecture de la dernière section du libre du Deutéronome (Dt 33, 1- 34, 12) qui conclut le cycle annuel de la lecture du Pentateuque. Après cette conclusion solennelle du rouleau de la Torah, un second rouleau est immédiatement ouvert pour commencer le cycle de l’année nouvelle : la première section du livre de la Genèse (Gn 1,1- 2, 3) . Pourquoi cet enchaînement immédiat ? Pour monter, dit Rachi, un des plus grands maîtres juifs (Troyes-1040-1105) que « la Torah est précieuse comme si nous venions de la recevoir et n’est pas pour nous un recueil d’ordonnances anciennes, sans intérêt une fois qu’on l’a lue » ( Commentaire sur Dt 6,6).