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Génocide-De la définition à la qualification

La Revue DDV-Été 2026
Emmanuel Debono, rédacteur en chef
Date de parution : 28 juillet 2028

Le dossier du Droit de Vivre qui vient de paraître mobilise l’histoire, le droit, la philosophie et la science politique pour préciser les contours de la notion complexe de « génocide ». Il interroge le succès qu’elle rencontre dans une partie de l’opinion – et notamment auprès de la jeunesse –, relayée par des intellectuels, des juristes, des institutions internationales mais également des responsables politiques. L’accusation de génocide, qui charrie celle de « génocidaire » et de « négationniste », constitue un défi pour l’enseignement de ces questions et pour le rapport à la vérité. Le texte qui suit introduit le dossier.

Le terme « génocide » a été forgé et théorisé en 1944 par le juriste Raphael Lemkin, juif polonais ayant émigré aux États-Unis en 1941, devenu professeur de droit international à l’université de Duke puis de Yale. L’adoption à Paris, le 9 décembre 1948, par l’assemblée générale de l’ONU, de la « Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide », l’a fait entrer dans le lexique juridique. Il s’agit-là du premier traité des droits de l’homme adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, se déroule, sous la juridiction d’un tribunal militaire international, le procès de vingt-quatre hauts responsables du Troisième Reich, accusés de complot, de crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Si le terme « génocide » ne figure pas dans le jugement, il est bien présent, dès le début, dans les débats tant s’impose avec évidence la dimension inédite de crimes perpétrés par les nazis.

Sans omettre de poser la question des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis pendant la guerre, ce numéro du Droit de Vivre, qui mobilise l’histoire, le droit, la philosophie ou encore la science politique, s’intéresse à la tournure obsessionnelle prise par l’accusation de génocide. Il s’interroge sur le succès qu’elle rencontre dans une partie de l’opinion – et notamment auprès de la jeunesse –, relayée par des intellectuels, des juristes, des institutions internationales mais également des responsables politiques.

L’accusation de génocide, qui charrie celle de « génocidaire » et de « négationniste », constitue un défi pour l’enseignement de ces questions et le rapport à la vérité.

–  Découvrir l’article en entier dans la Revue DVD, été 2026-N° 697