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Retour sur la remise du prix de l’AJCF 2012 aux sœurs Louise-Marie Niesz et Dominique de La Maisonneuve

Le 15 octobre 2012 au Grand Auditorium du Collège des Bernardins a eu lieu la remise du Prix de l’AJCF 2012 à Sœur Dominique de La Maisonneuve, nds, et Sœur Louise-Marie Niesz, nds devant plus de 500 personnes.

Un compte-rendu de Cécile le Paire illustré par quelques images et précédé de quelques détails complémentaires et du lien vers l’album-photos de la soirée :

album-photos complet

Photos : Copyright AJCF (RV)

Mgr Jérôme Beau, Président du Collège des Bernardins et le Pasteur Florence Taubmann, Présidente de l’AJCF, ont introduit cette soirée puis se sont succédés pour rendre hommage aux deux sœurs et à leur œuvre immense au sein du SIDIC.

Sont intervenus ensuite Stéphanie Dassa (lisant le message de Richard Prasquier, président du CRIF), le Père Patrick Desbois, le Père Jean Dujardin, Bruno Charmet (lisant le message du Grand Rabbin Alexis Blum), Philippe Boukara, Michel Elbaz.
Puis M. Hubert Heilbronn, fondateur du Prix annuel de l’AJCF a procédé à la remise du Prix.
Sœur Louise-Marie Niesz puis Sœur Dominique de La Maisonneuve ont répondu à leur tour.

Un buffet casher a réuni tout le monde dans la grande nef du Collège des Bernardins à l’issue de la cérémonie.


Le grand amphithéâtre du Collège des Bernardins et son annexe étaient combles, hier, pour la remise du prix de l’AJCF aux sœurs de Sion Louise-Marie Niesz et Dominique de La Maisonneuve. Cette affluence disait assez la gratitude qu’éprouvaient la plupart des participants, anciens élèves ou élèves actuels, amis de longue ou de plus fraîche date, sympathisants divers, pour l’œuvre accomplie au SIDIC pendant plus de quarante ans.

La tâche, spécifiquement confiée à la Congrégation Notre Dame de Sion, n’était pas simple : il s’agissait de mettre en œuvre, au lendemain immédiat du Concile Vatican II, la Déclaration Nostra Aetate et, plus particulièrement, son paragraphe 4, afin de renouveler radicalement le regard chrétien sur le monde juif. Comme l’ont rappelé les personnalités qui se sont succédé à la tribune, les débuts furent timides et quelque peu balbutiants. Très vite, pourtant, des gestes aussi inédits et audacieux que l’était le texte conciliaire furent posés, entre autres celui d’inviter des juifs à enseigner eux-mêmes à des chrétiens l’histoire du judaïsme, ses traditions, son art, sa liturgie, sa vie. Ainsi s’instaura une collaboration active, éclairante, dynamisante ; ainsi fondirent peu à peu quelques préjugés, se dissipèrent quelques craintes ; ainsi eurent lieu des rencontres et des échanges humains profonds ; ainsi se tissèrent des amitiés fortes, inaltérables.
Le courage, la persévérance des sœurs ont été salués. En effet, elles ont semé inlassablement, au fil des ans, dans la fidélité à leur vocation : aimer le peuple juif que Dieu a aimé en premier. Elles passent désormais le flambeau, conscientes que leur mission n’est pas achevée et sûres que, pour être fructueuse, la « nouvelle évangélisation » qui s’engage aujourd’hui doit passer par un authentique retour aux sources juives du christianisme. Afin que tous soient, chacun à sa manière, juif ou chrétien, témoins du Dieu Un.

Cécile le Paire , 16 octobre 2012

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