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Hommage du Père Jean Dujardin à Sœur Louise-Marie Niesz et Sœur Dominique de La Maisonneuve (Prix AJCF 2012)

Je le dis en toute simplicité, je suis très heureux d’être associé à la remise du prix de l’AJCF à Sœur Louise-Marie et à Sœur Dominique. Je le suis d’autant plus que j’admire le travail qu’elles accomplissent depuis tant d’années. C’est à toutes celles et tous ceux qui ont bénéficié de leur enseignement qu’il faudrait demander de s’exprimer ce soir et ils seraient très nombreux pour leur dire toute leur gratitude, j’en suis profondément convaincu.

Je dois l’avouer, je ne saurais dire depuis combien d’années j’ai eu la joie de vous connaître. Cela remonte probablement en ce qui concerne Sr Louise-Marie à l’époque où j’ai été appelé à participer aux réunions du Comité Episcopal. Par la suite lorsque je suis venu à Paris en 1985 j’ai pu observer l’importance de l’œuvre que vous animiez. A ma connaissance, en ce temps là, il n’y avait aucun lieu d’enseignement sur le Judaïsme comme tel à Paris. Vous l’avez mis en œuvre avec l’audace remarquable d’avoir invité à enseigner des professeurs juifs, y compris des Rabbins. J’ai pu apprécier aussi les ouvrages pédagogiques de Sr Dominique si importants pour la catéchèse en particulier.

Je n’ignorais évidemment pas que ce travail d’enseignement était la mise en œuvre de la mission de votre Congrégation, de la vocation des Sœurs de Sion fondée par les Frères Ratisbonne, certes dans une perspective missionnaire, mais cependant déjà très respectueuse des personnes. Je rappelle d’ailleurs que le premier SIDIC a été fondé à Rome en 1965 aussitôt après le Concile, et celui de Paris en 1969 par Sœur Bénédicte et Sœur Louise-Marie qui lui était déjà associée je crois.
J’admire d’autant plus le travail que vous accomplissez qu’il est la mise en œuvre de votre vocation déjà évoquée mais profondément renouvelée par l’aggiornamento auquel le Cardinal Bea vous appelait dès 1964. Vous vous êtes alors préparées à ce renouvellement dès ce moment-là et paradoxalement j’en ai trouvé la trace dans un écrit du Père Dabosville qui fut mon maître dans une conférence qu’il a donnée à Rome le 21 Octobre 1966 dans le cadre de la Session des Provinciales de Notre-Dame de Sion.

Cette vocation, vous l’avez explicitement inscrite dans vos nouvelles constitutions dont je me permets de citer un petit extrait de l’artlcle14. Vous avez la responsabilité particulière, dit-il, de « promouvoir compréhension, justice à l’égard de la communauté Juive ».

Sœur Louise-Marie, Sœur Dominique, vous comprenez pourquoi je me réjouis du prix qui vous est remis ce soir. Et je suis convaincu que toutes les Sœurs de Sion vivantes ou non s’en réjouissent avec moi.