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Film « Hannah Arendt », de Margarethe von Trotta

Présentation du film.

Quelques échos trouvés sur Internet : A lire en particulier le texte très complet d’Anne-Marie Baron et la critique de Michaël de Saint-Cheron.

si vous l’avez vu et voulez donner votre avis ...

 Hannah Arendt

Date de sortie : 24 avril 2013
Réalisé par : Margarethe Von Trotta
Avec : Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer
Durée : 1h53min

Synopsis :
1961
La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs.
Les articles qu’elle publie et sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent.
Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement

 Une critique d’Anne-Marie Baron pour le site Ecole des lettres :

Par Anne-Marie Baron, 29 avril 2013

Renonçant à une biographie exhaustive de la philosophe juive allemande Hannah Arendt (1906-1975), Margarethe von Trotta a choisi de se concentrer sur les quatre années tumultueuses pendant lesquelles elle a croisé Adolf Eichmann et sur les conséquences historiques et émotionnelles de cette expérience.

Évitant la linéarité d’un récit classique, la cinéaste reconstitue sa vie au moyen d’artifices narratifs astucieux : de brefs flash-backs sur la liaison avec Heidegger, avec qui Arendt est restée en contact malgré l’adhésion de son maître au parti nazi ; les cours qui lui permettent d’exposer sa pensée ; les conversations avec son mari et ses amis, où elle évoque ses souvenirs – en particulier son évasion du camp français de Gurs, dans lequel se trouvaient un nombre important de Juifs allemands qui avaient fui le régime nazi.

(...)

Même si ses thèses sont devenues classiques, Hannah Arendt a-t-elle eu raison de camper sur ses positions de façon aussi inflexible ? A-t-elle fait preuve de rigueur intellectuelle ou de psychorigidité ? Certains thèmes sont si sensibles qu’ils créent une susceptibilité extrême chez les personnes concernées, qui craignent avec raison tous les révisionnismes. La réalisatrice aborde sans trancher ces questions délicates en brossant le portrait nuancé d’une « pensée passionnée ». Certes, le recul a déjà atténué l’impact de ce débat et – peut-être en partie grâce à ce film intelligemment vulgarisateur – on peut espérer que la postérité donnera à cette œuvre majeure sa véritable signification, historique et philosophique, pour une histoire du totalitarisme enfin délivrée de toute tentation de réécriture officielle. Hannah Arendt lui en ouvre la voie par son évaluation du danger de la bureaucratie et de la médiocratie, sans rapport avec l’exonération du nazisme, qui serait la pire erreur à commettre pour une Europe sans mémoire et prête, de ce fait, à d’autres dérives.

Pour lire la critique complète : Cliquez ici

 Hannah Arendt à Jérusalem par Michaël de Saint-Cheron

Barbara Sukowa interprète magistralement Hannah Arendt dans le film de Margarette von Trotta qui vient de sortir en France, où vit la cinéaste allemande depuis longtemps. Voici une grande actrice à laquelle un rôle exceptionnel est confié, celui d’une femme qui ne vécut qu’à travers et pour l’esprit. Même ces amours étaient intellectuelles que ce soit sa relation avec Heidegger ou celle avec Heinrich Blocher, son mari.

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- La Croix : « Hannah Arendt », une philosophe face au mal
- Nouvelobs : Gros plan sur Hannah Arendt
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