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Lettre du 18 octobre 2019

  NOTRE PROCHAIN RENDEZ-VOUS
Prix 2019 de l’AJCF



Mercredi 20 novembre à 18 H, pour l’attribution du Prix 2019 de l’Amitié Judéo-chrétienne de France à Mgr Pierre d’ORNELLAS, archevêque de RENNES 
au collège des BERNARDINS, 20 Rue de Poissy, 75005 Paris.

La cérémonie de remise de prix aura lieu en présence de :

Mgr Alexis LEPROUX, Président du Collège des Bernardins qui nous accueillera.
Madame Jacqueline CUCHE, Présidente de l’A.J.C.F qui introduira la soirée
 Monsieur Hubert HEILBRONN, fondateur du Prix annuel de l’A.J.C.F

Au cours de la cérémonie nous aurons le plaisir d’écouter les interventions de : 
MonsieurJean-François BENSAHEL, Président de la Synagogue ULIF-Copernic
 Michaël AZOULAY, rabbin de la synagogue de Neuilly sur-Seine
 Marie-Odile BONNANS, présidente de l’association "Au vent des rencontres".

Après la réponse de Mgr d’ORNELLAS, la cérémonie sera clôturée par un apéritif casher .
Pour des raisons de sécurité, l’inscription est nominative et obligatoire 

- par tél. 01 45 22 12 38 

- par mail : ajcf.direction@gmail.com
ou en suivant le lien : Inscription en ligne



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NOTRE NOUVELLE RUBRIQUE 
 
"Trois questions à un(e) président(e) de groupe AJCF".
 
Cette rubrique, destinée à permettre une meilleure information sur la vie de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, comprend les questions suivantes :
1- Vous êtes président du groupe d’Amitié Judéo chrétienne de XXXX.
Qu’est ce qui a motivé votre engagement dans le dialogue entre Chrétiens et Juifs ?
 
2- Pour incarner cette Amitié, dont votre groupe porte le beau nom et qui nous motive tous :
Quelles actions souhaitez-vous mener : acquisition de connaissances ? Temps de convivialité ? Recherche de partenariats ? Etablissement (ou renforcement) de relations avec les institutions chrétiennes et juives ? avec Israël ?... 
 
3- Au cours de l’année qui vient de s’écouler,
Quel a été votre plus grand souci ? votre plus grande joie ? Et pour l’avenir, qu’espérez-vous de ce dialogue entre Juifs et Chrétiens ?
 
"Premières réponses reçues".

Merci à Armand Wizenberg, du groupe de Montpellier, qui, avec la complicité de sa présidente Simone Bouheret, nous a envoyé le 1er ses réponses :

1 – Ce qui a motivé mon engagement personnel auprès de la section de Montpellier, il y a plus de 10 ans, c’est ma curiosité teintée de méfiance pour le monde chrétien et mon désir d’aller « y voir de plus près ». En tant que Juif d’origine polonaise, né en 1941, je considérais les Chrétiens, dans leur ensemble, comme structurellement hostiles aux Juifs. L’histoire récente (antisémitisme d’avant-guerre et extermination par les nazis) était là pour m’en convaincre mais je reconnaissais aussi qu’il y avait de très belles exceptions. De plus, par goût de la littérature et de la philosophie, j’avais été, depuis mon adolescence, un assez bon lecteur des Evangiles. Mon rapprochement de la section de Montpellier a donc été naturel.
 
2 – Les actions que je souhaite mener dans notre section sont bien celles que vous mentionnez et que je résumerais par ces mots qui sont à la base de notre programme depuis quelques années : « la culture dans la convivialité ». En effet, si nous visons exclusivement la culture et le militantisme, nous avons peu de monde à nos réunions. Il est donc impératif que nous abordions les sujets sérieux dans un contexte aussi informel et agréable que possible. Ainsi, nos conférences ou débats se terminent toujours pas un pot de l’amitié, lors de nos sorties, les repas sont donc un moment apprécié, et lors de nos voyages la visite de sites distrayants doit se combiner avec les visites de sites austères. Je précise que dans notre section il n’y a pas d’esprit de parti-pris et que tous les sujets peuvent être abordés ; les débats sur Israël ne posent pas problème.
 
3 – Le plus grand souci et la plus grande joie en 2019 ?

- mon plus grand souci, partagé par tout le conseil d’administration, est le manque de nouvelles adhésions. Nous avons tenté de nombreuses approches pour faire adhérer des étudiants, nos amis ou nos enfants... mais avec très peu de succès. Nous sommes un « noyau dur » d’environ 20 adhérents et nous n’arrivons à en rassembler le double qu’au prix d’une annonce de conférence exceptionnelle. De toutes façons, cela n’apporte pas de nouvelles adhésions. Certains d’entre nous pensent que la cotisation à 40 euros est un frein ; personnellement, je n’en suis pas convaincu.
 -Ma plus grande joie, également partagée par tous, est la qualité de nos rapports humains, l’absence de tensions quelles qu’elles soient, et notre désir de poursuivre notre petit bonhomme de chemin.
Pour l’avenir, et pour le dialogue judéo-chrétien, il me semble que nous n’avons pas de soucis à nous faire. Depuis les années 70, un immense travail a été accompli par le monde chrétien à l’initiative de pontifes éclairés, et par les pressions militantes des fondateurs de l’Amitié Judéo-Chrétienne. On serait tenté de dire que la « mission supérieure » de notre association a été accomplie et qu’il ne nous reste qu’un travail de veille ici ou ailleurs. Ailleurs surtout (Pologne, Roumanie...) car le populisme est porteur de certaines sinistres résurgences. Par contre, en France, l’antisémitisme actif que nous avions connu pendant des siècles, a pris une autre voie, qui ne concerne plus les chrétiens ...
Telles sont mes réponses à vos questions et je ne vois aucune objection à ce qu’il en soit fait état dans la « newsletter » ou ailleurs.
Avec toute mon affectueuse sympathie.
Armand



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message de la direction
A l’avance nous remercions ceux qui voudront bien nous envoyer eux aussi leurs réponses. Elles nous aideront à préparer les échanges prévus durant la matinée de notre prochain Conseil National, qui aura lieu le dimanche 26 janvier 2020 et dont l’après-midi sera consacrée à une réflexion sur le thème de l’élection d’Israël (Centre Edmond Safra, Rue Michel Ange-Paris 16ème). 

En attendant nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de Soukkot

 (si ces souhaits n’arrivent pas trop tard...)

Jacqueline CUCHE, Elzbieta AMSTER, Maddy VERDON
 



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La figure du Serviteur souffrant du prophète Isaïe
   Validité d’une double interprétation juive et chrétienne ?

Hommage à Colette KESLER (1928-2009) 


Par Bruno CHARMET
Évoquer Colette Kessler, c’est pour moi, comme chrétien, l’équivalent d’une mitsva, tellement Colette m’a marqué, éveillé, guidé, formé au dialogue judéo-chrétien reçu comme une mission et une vocation, c’est-à-dire un appel auquel j’ai voulu répondre en acceptant la charge de directeur national de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France pendant vingt ans.

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SENS N° 426 - Septembre / Octobre 2019

Qu’est-ce que la pauvreté ?

Pendant l’année 2013-2014, le groupe de l’AJC de Mulhouse avait inscrit à son activité un cycle de cinq conférences sur le thème général : « La pauvreté, face à la richesse et à la justice ». Il s’agissait d’étudier comment nos traditions religieuses respectives avaient considéré “la pauvreté” ou plutôt, comme le soulignait le premier orateur, Jacques Goetschel, comment elles parlent du “pauvre”, s’intéressant plus à la personne qu’au concept. Ces conférences ont été retravaillées pour la publication.

Le cycle s’ouvre sur une longue conférence, qu’il nous a fallu résumer, de Jacques Goetschel sur « la pauvreté dans la tradition juive ». Celui-ci y présente d’abord, rapidement, les lectures sociologiques et philosophiques de la pauvreté, avant d’étudier les « figures du pauvres dans la Torah et le Talmud », puis de centrer son analyse sur la notion de Tsedaka, à la fois “justice” et “charité”, qu’il analyse comme une “obligation de solidarité”.
Après lui, Frédéric Rognon propose une étude de « la pauvreté selon la tradition chrétienne », dans sa double dimension de pauvreté matérielle et de pauvreté spirituelle, à partir de l’enseignement de Jésus recueilli dans le Nouveau Testament et de la pratique des premières communautés chrétiennes.

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