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Jacqueline Simon Séïté

L’Amitié Judéo-Chrétienne de France vient d’apprendre avec tristesse le décès de Jacqueline Simon Seïté et s’associe à l’hommage que lui a rendu le P. Patrick Desbois, reproduit ci-dessous.

Pour tous ceux qui comme moi ont eu la chance de la connaître, Jacqueline non seulement incarnait la "femme forte" du livre des Proverbes - et le témoignage de P. Desbois le montre amplement - mais joignait à ces traits une égalité d’humeur en toutes circonstances et une gentillesse qui éclairaient toutes nos rencontres ;

des qualités qu’elle partageait si bien avec le P. Jean Dujardin, dont elle fut pendant des années la précieuse collaboratrice, avant de devenir celle - tout aussi précieuse - du Père Desbois !

Que son souvenir soit béni !

Jacqueline Cuche
Présidente de l’AJCF

De la part du Père Patrick DESBOIS

Jacqueline Simon Séité, femme forte, a servi aux cotés du père Dujardin et à mes côtés pendant 20 ans, mais aussi au sein du SNRJ puis de Yahad. Bénévole pendant 20 ans ...
Ce fut elle qui m’a permis de m’installer à Paris.
Elle joua un rôle clef dans la salle de presse lors du voyage de Jean Paul II à Jérusalem en 2000, se rendait au Monastère des Bénédictines du Mont des Oliviers, ne craignait rien ni personne. ardente amoureuse d’Israël, elle avait même pris en photos les tirs entre Ramallah et Jérusalem.
A New York, à Washington, intrépide, elle avait tenu à se rendre seule dans le cimetière d’Arlington.
Au Guatemala, elle avait fait la joie de tous ceux qui nous aiment là-bas.

Elle avait aussi eu la grâce de recevoir le Testament du Cardinal Lustiger alors qu’il était aux soins palliatifs.
Et surtout, avec le Crif, le B’nai B’rith, le Congrès Juif Mondial, les évêques de France, elle a servi inlassablement, dans une discrétion totale, les retrouvailles entre catholiques et juifs.

Son voyage à Auschwitz la marqua à tout jamais ; elle ramena de Pologne une horloge volée aux juifs, trouvée dans une famille.
Elle avait trouvé place dans de nombreuses familles, la mienne, celle de Marco Gonzalez, du docteur Richard Prasquier à qui elle dut tant, au fil des ans.
Et surtout, surtout, elle nous aima, avec nos misères et nos joies. Toute l’équipe de Yahad in Unum lui doit tant. Cette voix hardie, ce sourire. Elle brillait d’amour.

Bonne route Jacqueline !